La spectrométrie FT-IR : une solution pour accéder à la composition fine du lait

Jusqu’à la fin du 20ème siècle, la spectrométrie infrarouge à filtre était  employée pour l’analyse des composants majeurs du lait. Cette technique présentait quelques inconvénients jusqu’à l’invention des spectromètres à transformée de Fourrier. Ces équipements permettent de collecter le spectre moyen infrarouge complet et d’obtenir des résultats fiables en quelques minutes et grâce à cette avancée, cette méthode s’est peu à peu imposée dans le secteur laitier.

Les atouts de la spectrométrie IR-TF

La spectrométrie IR-TF (Fourier Transform InfraRed) prévoit l’utilisation d’un spectrophotomètre infrarouge doté d’un interféromètre. Le rayon émis par l’appareil passe à travers ce composant avant d’atteindre l’échantillon. Par la suite, le rayonnement poursuit sa route pour que les détecteurs traduisent le signal en un interférogramme. Ce dernier subira ensuite une transformée de Fourrier pour produire un spectre IR conventionnel.

Même si ce processus parait long à première vue, la prise de mesure s’effectue plus rapidement que pour le cas de la spectrométrie dispersive. Les laborantins obtiennent instantanément toutes les valeurs d’absorbance pour chaque longueur d’onde. Ce qui permet de gagner en vitesse d’analyse d’autant plus que l’interprétation des spectres est désormais automatisée avec les équipements modernes.

Cette avancée notable a poussé les acteurs de la filière laitière à s’intéresser à cette approche. D’ailleurs, elle répond parfaitement aux attentes des laiteries et des usines de transformation. Les analyseurs IR-TF récents fournissent la composition de plus d’une centaine d’échantillons de lait par heure. Les industriels peuvent ainsi contrôler la qualité des produits laitiers et se conformer aux normes en vigueur. Cette technologie est bien plus accessible qu’il y a quelques années.

L’utilisation de la spectrométrie IR-TF dans la filière laitière

La technique IR-TF a été accueillie comme une révolution. Toutefois, elle s’est particulièrement imposée dans l’industrie laitière à cause de sa cadence d’analyse élevée. Dans certaines usines, un analyseur FT-IR se charge de l’intégralité du contrôle qualité. Un compteur de cellules somatiques pourra être ajouté au dispositif pour assurer la qualité sanitaire du lait. En intégrant un convoyeur, les industriels parviendront à automatiser l’ensemble du processus.

La spectrométrie FT-IR permet aussi d’analyser d’autres variétés de produits laitiers comme le yaourt ou la crème les sérums et rétentats. Les équipements modernes donnent les moyens de sauvegarder chaque calibration opérée. Ainsi, les utilisateurs doivent simplement réaliser quelques manipulations pour accéder à la composition de différents échantillons. Il est également possible d’établir des étalonnages MLR  et PLS en se fiant aux résultats fournis par d’autres appareils de mesure. De cette façon, les industriels peuvent conserver une certaine cohérence dans la gestion de la production.

Depuis le projet européen OptiMIR, des éleveurs s’intéressent aussi à ce procédé d’analyse du lait. Les spectres MIR donnent différentes informations sur la santé des vaches laitières. Les données recueillies aident les producteurs à améliorer les techniques d’élevage en livrant des indices sur le régime alimentaire le plus approprié.

12 mars 2019 anna Divers No Comments