La méditation selon le râja-yoga

Le yoga royal (râja-yoga) est, comme son nom l’indique, le plus important de tous. A lui seul le râja-yoga constitue un système complet. Si l’adepte du yoga occidental y reconnait aussitôt des éléments qui lui sont familier (les asanas, ou postures et le prânâyâma, contrôle du souffle), il ne peut manquer d’être surpris par le fait que ces exercices physiques ne s’abordent qu’au terme d’une longue préparation morale et religieuse.

D’autre part, ils ne sont eux-mêmes qu’un prélude aux étapes suivantes : Le détachement des objets, le retrait par rapport au monde extérieur, la fixation de l’immobilisation de l’activité mentale par la concentration, enfin l’absorption dans la méditation, qui conduit au résultat final de ce yoga, le samâdhi, au cour duquel disparaît toute conscience personnelle pour faire place au Soi absolu. Les professeurs de yoga pour les enfants utilisent les mêmes  principes.

Toute pratique du Yoga suppose la soumission préalable aux cinq réfrènements (Yama) :

  • Le non violence : Ne vouloir infliger aucun mal à aucun être vivant.
  • Ne pas s’écarter de la vérité
  • Ne pas s’approprier ce qui ne vous appartient pas
  • Pratiquer la continence
  • Ne pas être possessif.

Ainsi que la pratique des cinq observances (Niyama) :

  • La purification (externe et interne)
  • Le contentement, la sérénité
  • L’effort sur soi
  • L’étude
  • La consécration à Dieu

C’est seulement ensuite qu’on peut pratiquer :

  • La posture (Asana), qui doit être stable et agréable

Ainsi que :

  • La discipline du souffle (Prânâyâma), qui est contrôle de l’énergie vitale en soi
  • Le retrait des sens (Pratyâhâra). C’est à dire s’abstraire du monde extérieur.

On peut alors parvenir à:

  • La concentration (Dhârana), qui est fixation de l’activité mentale en un point défini.

Puis à

  • La méditation proprement dite (Dhyâna), qui est prolongement à volonté de la concentration.

Enfin au :

  • Samâdhi, où la concentration devient si parfaite que l’objet médité est seul présent à l’esprit, qui perd la conscience de lui même. C’est alors qu’apparait une nouvelle forme de conscience, l’intuition spirituelle ou lumière de la connaissance.